Les dix Associations de Quartier de Bègles ont fait le constat d'une dérive et sont convenues de saisir la Mairie par le biais de la Fédération des Associations de quartier. 

Voici le courrier transmis à M. le Maire le 30 janvier 2018. 

Une audience est prévue et le compte-rendu de ses suites sera porté sur ce blog

 

 

Monsieur le Maire

Objet: Bien vivre et qualité de vie à Bègles

Les Associations de quartier et leurs Présidents vous présentent leurs meilleurs vœux pour l'année qui commence et vous savent gré du processus de concertation que vous avez engagé avec elles au second semestre de l'année précédente.
Elles espèrent que ce dialogue se poursuivra, à la satisfaction du bien public municipal, et souhaitent attirer votre attention particulière sur une question dont elles vous ont déjà entretenu : celle de la sûreté publique en notre commune.
Les remontées et témoignages qui parviennent aux associations font état d'une dégradation générale qui ne manque pas de les inquiéter : tensions entre riverains à propos de questions de circulation ou de stationnement, effractions, larcins, dégradations de biens, dépôts sauvages d'encombrants, incivilités, prises à parti et agressions de personnes, etc... Elles notent aussi que les signalements et dépôts de plainte sont en-dessous de la réalité des faits, les plaignants étant quelquefois renvoyés vers des commissariats extérieurs.
Les quartiers sont tous concernés, quoique à des degrés divers. La situation semble plus particulièrement préoccupante à proximité des boulevards.
Les associations ont pris connaissance des mesures présentées dans le journal municipal et se félicitent de la prise en compte de la situation par la municipalité. Elles restent cependant dubitatives quant à la portée de ces mesures. En effet, le dépôt de candidature auprès du ministre de l'intérieur quant à la Police de Sécurité du quotidien reste soumis à l'octroi de moyens, lesquels, dans le contexte de restriction budgétaire, seront limités. Quant aux ASVP, ils exerceront une surveillance de jour, mais qu'en sera-t-il la nuit ? Auront-ils des missions plus larges que celle de la gestion du stationnement ? La sûreté est certes une « compétence de l'état », mais il appartient à la municipalité de s'assurer de l'adéquation des moyens au regard de la situation.
De même, les associations de quartier sont sensibles au ralentissement, annoncé, du rythme d'urbanisation. Elles ont notées un volume de 320 logements livrés dès cette année et souhaitent que ce chiffre intégre les « coups partis » et permis accordés en 2017.
La situation mérite, en effet, d'être stabilisée afin que puisse être faite une évaluation objective des évolutions intervenues, et leurs conséquences sur la vie au quotidien. Du reste, les associations expriment le souhait d'être associées à l'action municipale par le biais d'un « observatoire » ou d'une instance de concertation, laquelle se réunirait deux ou trois fois chaque année pour examiner contradictoirement l'évolution de la situation.

Recevez, monsieur le Maire, l'expression de nos meilleurs sentiments
associatifs et municipaux

Au nom des Associations de quartier, le Président de la Fédération des Associations.
Alain Langlet